A PROPOS DE MONSIEUR L’ABBÉ NSHOLE : UN COMPATRIOTE ÉCRIT : CE PASTEUR N’A PAS DIT LA VÉRITÉ

A PROPOS DE MONSIEUR L’ABBÉ NSHOLE : UN COMPATRIOTE ÉCRIT : CE PASTEUR N’A PAS DIT LA VÉRITÉ

Lors de son passage récent sur Top Congo FM, le pasteur Donatien Nshole a affirmé que l’Église catholique ne peut condamner une seule partie dans un conflit au nom de la paix.

Pourtant, depuis le début du conflit armé consécutif à la prise de Bunagana le 13 juin 2022 par les terroristes du M23, les prises de position publiques de certains responsables de l’Église catholique montrent une condamnation quasi exclusive d’un seul camp : le gouvernement congolais.

Voici les faits.

1. Voici les preuves pour le cas du pasteur Fridolin Ambongo

a) Attaque ouverte contre le gouvernement sur la peine de mort (2024)

La peine de mort, réintroduite par le gouvernement comme mesure stratégique contre les traîtres à la nation et les terroristes, a fait l’objet d’une attaque frontale du cardinal Ambongo.

Il a publiquement dénoncé la levée du moratoire sur la peine de mort, qualifiant cette décision de « recul grave », contraire à l’Évangile, à la dignité humaine et aux droits fondamentaux.

Déclaration attribuée au cardinal Ambongo :

« Les vrais traîtres à la nation ne sont pas dans la rue, mais ils sont au pouvoir. »

Par cette déclaration, il accuse implicitement le gouvernement sous Félix Tshisekedi de trahir les valeurs fondamentales du pays. • Source : Catholic News Agency, mai 2024

NB : Que cette position soit jugée bonne ou mauvaise, il s’agit clairement d’une prise de position contre le gouvernement.
b) Accusation morale directe contre les dirigeants

Lors de plusieurs homélies et interventions publiques, le cardinal Ambongo a accusé les dirigeants congolais de :

• manquer de vision,

• manquer de vérité,

• manquer de responsabilité, Affirmant que ceux qui gouvernent ne servent pas l’intérêt du peuple congolais.

• Source : Africa News / ACI Africa (2024–2025)

2. Voici les preuves pour le cas de Donatien Nshole (CENCO, secrétaire général)

a) Amplification de la thèse de la “stigmatisation des Swahiliphones” à Kinshasa

La CENCO, par la voix de Donatien Nshole, a affirmé publiquement que des Congolais swahiliphones seraient victimes de stigmatisation et de discriminations à Kinshasa, dans le contexte de la guerre à l’Est.

Pourtant :
• aucun rapport officiel,

• aucune ONG indépendante crédible,

• aucun document judiciaire
n’a établi l’existence d’une chasse organisée ou systématique contre les Swahiliphones à Kinshasa.

Cette narration est identique à celle portée par le Rwanda et ses relais médiatiques, visant à ethniciser et internationaliser le conflit, et à salir l’image de l’État congolais.
En évoquant ces discriminations supposées, la CENCO a laissé entendre une incapacité ou une passivité du gouvernement, contribuant ainsi à discréditer les institutions congolaises.

b) Déclaration attribuée à Donatien Nshole via un témoin désigné

Selon le pasteur Ejiba Yamapia, présenté comme témoin par Donatien Nshole lui-même, ce dernier aurait affirmé que leur démarche visait la mise à l’écart du président Félix Tshisekedi au profit de “celui qui devait venir”.

Question centrale :

Qui est donc cette personne « qui devait venir » ?
3. Voici les preuves pour le cas du pasteur Fulgence Muteba (président de la CENCO)
a) Accusation de “bradage des minerais” et de trahison nationale (décembre 2025)
Lors de la messe de Noël à Lubumbashi, Fulgence Muteba a affirmé que le gouvernement avait signé un accord minier de 99 ans, parlant de :
• « brader les ressources »,

• « hypothéquer l’avenir du pays »,

• « trahir les générations futures ».

À ce jour, il n’a jamais été capable d’en apporter la moindre preuve.
Le gouvernement a officiellement démenti l’existence d’un tel accord, affirmant qu’il n’existe ni accord de 99 ans, ni cession de souveraineté, ni bradage des minerais, qualifiant ces propos de non conformes à la réalité.

b) Silence sur les crimes du M23

Ce même pasteur n’a jamais qualifié de trahison nationale :
• le fait de tuer et massacrer des populations civiles pour revendiquer des carrés miniers ;

• les crimes commis par les terroristes du M23.

Sur ces faits, il n’a jamais osé s’exprimer clairement.

Silence total des trois pasteurs lorsque :

• les terroristes du M23 ont assassiné un gouverneur en fonction, le général Peter Cirimwami ;

• les terroristes du M23 ont causé plus de 10 000 morts parmi les civils, de Mugunga à Goma ;

• le Rwanda a publiquement affirmé revendiquer des terres congolaises ;
• le Rwanda a collaboré ouvertement avec les terroristes du M23, en violation du principe de bon voisinage ;

• le M23 a lui-même reconnu planifier et coordonner ses opérations militaires avec le Rwanda.

Bonus troublant

Le pasteur Fulgence Muteba a béni publiquement un terroriste, mais n’a jamais demandé publiquement aux fidèles d’adresser une prière pour le Président de la République, pourtant chef de l’État et garant de la Nation.

Me Djagast DJAMBA