RDC-Rwanda: le professeur Louis Akilimali voit dans la déclaration de Trump une « victoire diplomatique » de Kinshasa

RDC-Rwanda: le professeur Louis Akilimali voit dans la déclaration de Trump une « victoire diplomatique » de Kinshasa

Source : Live.info
25/09/2026

Le professeur Louis Akilimali estime que la déclaration de Donald Trump, prononcée le 22 septembre 2026 à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, renforce la position diplomatique de la République démocratique du Congo dans le conflit avec le Rwanda.

Dans une analyse publiée le 25 septembre, le Professeur revient sur les propos du Président américain, qui a affirmé avoir « mis fin à sept guerres en sept mois, dont celle entre la République démocratique du Congo et le Rwanda ». Selon Louis Akilimali, cette déclaration doit être interprétée comme une reconnaissance du cadre diplomatique établi autour de l’accord de Washington et non comme l’annonce de la fin effective des violences dans l’est du pays.

L’auteur rappelle que l’accord signé le 27 juin 2025, puis relancé le 4 décembre de la même année, repose notamment sur le respect de l’intégrité territoriale de la RDC, un cessez-le-feu, le retrait des troupes rwandaises dans un délai convenu, un partenariat économique sur les minerais stratégiques et un mécanisme conjoint de sécurité.

À ses yeux, cet accord a permis à Kinshasa de défendre sa souveraineté tout en inscrivant la question sécuritaire dans un cadre diplomatique soutenu par les États-Unis.

Louis Akilimali soutient également que Washington a durci son discours envers Kigali en exigeant la cessation de tout soutien aux groupes armés. Il considère que cette évolution s’accompagne d’une menace de sanctions ciblées et cite le retrait des forces rwandaises d’Uvira, intervenu en janvier 2026 selon son analyse, comme un effet de cette pression internationale.

Ces affirmations relèvent de l’interprétation développée par l’auteur et s’inscrivent dans son analyse des développements diplomatiques récents.

Le professeur consacre une large partie de son texte au processus de Doha, qu’il décrit comme la principale perspective politique offerte aux responsables de l’AFC/M23. Il affirme que le mouvement n’a pas participé aux négociations de Washington et estime que son avenir dépend désormais d’un dialogue direct entre Congolais au Qatar.

Il appelle les dirigeants du mouvement à déposer les armes et à privilégier les négociations, estimant que les questions liées à la réintégration, à l’amnistie conditionnelle et aux revendications politiques pourraient être examinées dans ce cadre.

L’analyse s’appuie notamment sur l’accord de Washington de juin 2025, le discours de Donald Trump aux Nations unies du 22 septembre 2026 et le processus de Doha engagé entre 2025 et 2026 .