Ordre d’éliminer les familles » : des proches d’officiers visés à Goma après des soupçons de collusion avec le M23

Goma, juillet 2024

Dans les mois qui ont précédé la chute de Goma, plusieurs officiers des FARDC affectés dans la ville auraient été soupçonnés de collusion avec le M23, selon des informations recueillies auprès d’une source proche du dossier. Un ordre venu de Kinshasa aurait visé non seulement ces officiers, mais aussi leurs familles.
Une mutation qui tourne au drame
Tout bascule fin juillet, lorsqu’un général est affecté à Goma avec, sous ses ordres, plusieurs officiers nouvellement mutés. Selon la source, toute personne travaillant avec ce général aurait été soupçonnée d’entretenir des contacts avec le M23 en lien avec la chute programmée de la ville.

Parmi les officiers cités comme présents à cette période figurent le capitaine Lufuluabo Kashala Dely, le colonel Patient Mushengezi et Mupasula Raphael.

L’exécution du général, point de départ de la traque !

Avant que Goma ne tombe, le général est abattu. Sa famille est alors activement recherchée. Selon la source, une liste aurait été établie au camp Katindo (quartier Volcan, Goma), recensant les officiers présents durant les combats — avec, pour instruction venue de Kinshasa, l’élimination des officiers et de leurs proches.

Des mineurs visés par des soupçons d’espionnage !

Toujours selon la source, des jeunes filles et jeunes garçons, enfants de ces officiers, auraient été soupçonnés d’être des agents de renseignement du M23. Le général Chirimwami est également mentionné dans ce contexte par la source.

Le cas de la famille du capitaine Lufuluabo Kashala Dely !

C’est dans ce contexte que la famille du capitaine Lufuluabo Kashala Dely — placé sous les ordres du général abattu — a pris la fuite vers Lubumbashi.

Sa fille, Miracle Mbula, aurait été personnellement visée par une accusation d’être informatrice du M23. Selon le récit recueilli, la famille aurait vécu deux ans de cavale, la menace les ayant suivis jusqu’à Lubumbashi, où plusieurs services de sécurité et services nationaux les auraient recherchés.

Les tentatives de la rédaction pour joindre l’état-major des FARDC sont restées sans réponse.

Source : La Manchette